Le quartier Saint-Paul -Saint Gabriel

Le quartier Saint-Paul -Saint Gabriel est majoritairement issu de la Reconstruction.

Il est dans l’ensemble trés apprécié de ses habitants tant par la qualité de son environnement et des logements que par l’absence de grandes difficultés sociales. 

Les enjeux sociaux sont dominés par un vieillissement à venir de la population qui peut nécessiter à court terme une offre de logements adaptés et un aménagement de l’espace public afin de permettre aux seniors de continuer à vivre dans un quartier qu’ils apprécient. La proposition de structures d’hébergement telles qu’un béguinage semble s’imposer. L’autre question sociale regarde la petite enfance car la seule crêche de ce quartier, rue de Stockholm, mériterait d’être accompagnée d’une Maison d’Assistance Maternelle, comme dans l’ensemble des quartiers de Caen. 

Sur le plan urbanistique, il est prioritaire de prévenir les risques d’inondation lors des orages, notamment sur le secteur situé entre les rues de Bayeux et d’Authie, liés à l’urbanisation du quartier Beaulieu synonyme d’imperméabilisation des sols. Ceci doit être intégré dans les exigences architecturales des nombreux immeubles à venir sur Beaulieu, en compensation de l’offre de construction abandonnée sur la Presqu’ile. Cela impose aussi, au préalable, la construction d’un bassin de rétention d’eau pluviale sur ce dernier quartier. 

En matière d’équipements, ce quartier manque d’un établissement culturel permettant la création, notamment au regard de l’évolution de la MJC Tandem bientôt saturée par l’arrivée de nouveaux occupants. 

Le devenir de la maison d’arrêt mise en vente par l’état est un enjeu majeur car, outre la production de logements, ce site peut également constituer une réserve immobilière et foncière au service d’équipements sociaux et culturels. La démarche participative sur le devenir de ce site doit être poursuivie car elle a mobilisé beaucoup d’énergies et augmente les chances de cohérence entre besoins et réponses … 

Pour ce quartier, un questionnement important demeure, lié au projet d’extension Est-Ouest du Tramway. Outre les questions très générales sur l’opportunité des tracés, du choix technique du véhicule (Tramway ou BHNS ?) et de son coût, passé de 200 à 400 millions d’euros en 4 ans, ce projet interroge le quartier, notamment sur l’opportunité de démolir 4 immeubles le long de la rue du Chemin vert. 

Hormis ces questions, le quartier dispose d’accès aux principaux services publics et aux commerces dans sa périphérie directe. Il ne présente pas de difficultés sociales majeures, ni de questions de sécurité particulières, hormis celles liées à la sécurité routière qui pourraient nécessiter la généralisation des zones « 30 ».